Liberté au Moyen Âge. Autour des travaux d´Olivier Boulnois

27 Nov

Liberté au Moyen Âge

Autour des travaux d’Olivier Boulnois

Journée d’étude à l’Université Libre de Bruxelles

17 et 18 décembre 2013

 

 Programme provisoire

 Mardi 17 décembre 2013       Conférence inaugurale d’Olivier Boulnois

 19h30 à 19h45                       Introduction

 19h45 à 21h30                       Conférence d’Olivier Boulnois

                                                Questions

 

Mercredi 18 décembre 2013

 9h15 à 9h30                           Introduction

 9h30                                       Isabelle Bochet, saint Augustin

 10h                                         Kristel Trego, saint Anselme

 10h30                                     Discussion

 10h50                                     Pause

 11h15                                     Bernd Goebel : La justice sans laquelle elle n’est jamais libre.

                                                Force, faiblesse et liberté de la volonté selon saint Anselme

                                                Discussion

 12h à 14h                               Lunch

 14h                                         Sylvain Delcomminette, Aristote

 14h30                                     Lambros Couloubaritsis, Aristote et Thomas d’Aquin, les limites de la volonté

 15h                                         Jean-Marc Goglin, Thomas d’Aquin et la liberté de la volonté. Approche historique

15h30                                     (Conférencier à confirmer)

16h à 17h                               Discussion

  

Argumentaire

 

« Vous y fiez-vous ? En Mondain Espoir »

                                                               Charles d’Orléans, Rondeau XXXVI

 

Le thème de la liberté pose d’abord la question de sa possibilité. Cette possibilité peut être démontrée logiquement, contre le nécessitarisme des mégariques, en dissociant la nécessité de la conséquence de la nécessité du conséquent. Plus fondamentalement, s’il est vrai qu’il est toujours le cas que soit A soit non-A, il n’est pas pour autant vrai qu’il est toujours le cas que A, ou toujours le cas que non-A. La liberté peut même trouver des preuves métaphysiques, en montrant la possibilité d’un agent doté de volonté, qui échappe à la causalité naturelle, au sens où cet agent peut choisir entre une chose et son contraire.

 

Mais la possibilité de la liberté doit aussi être posée dans sa consonance éthique : la question de la liberté est d’abord celle de la responsabilité de nos actes. Elle s’exprime comme suit : « Pourquoi voulons-nous parfois ce que nous ne voulons pas ? ». La faiblesse de la volonté s’exprime métaphysiquement comme l’écart entre le libre arbitre, liberum arbitrium, possibilité minimale de la liberté qui consiste à ce que la volonté puisse aussi bien, c’est-à-dire indifféremment, vouloir A ou non-A, et la liberté, dont l’essence n’est pas l’indifférence mais l’élection du meilleur. En clair, être libre, c’est être vertueux ; vouloir le mal, c’est ne pas être libre. Le refus d’acquiescer au jugement sain suit le mouvement d’une infinité non accomplie, vouant à une mort éternelle. Liberté fautive, conduisant à l’amertume du cœur. Les noms d’akrasia, de faiblesse de la volonté, de volonté d’indifférence et même de mélancolie émergent ici comme l’expression la plus aiguë de la possibilité de la liberté.

 

Olivier Boulnois a, dans ses séminaires, et ses publications les plus récentes, travaillé sur la généalogie de la notion moderne de liberté d’indifférence, sur la notion d’auto-détermination de la volonté, ainsi que sur le lien entre la notion d’akrasia et de péché originel.

 

La présente journée d’étude aimerait se centrer sur les rapports entre liberté et faiblesse de la volonté.

La notion d’akrasia n’est-elle pas l’expression d’une faiblesse de la volonté ?

La possibilité de liberté infinie dégagée par l’idée de péché dans le christianisme est-elle responsable de notre rapport contemporain à la liberté ?

La tragédie de l’homme, pris entre le nécessitarisme naturel et la grâce ou la punition divine, ouvre-t-elle la porte au repli sur soi que représente la mélancolie ? La mélancolie est-elle l’Autre de la liberté ?

Quelles sources encore inexplorées, stoïciennes et chrétiennes, peuvent nous conduire au-delà des analyses existentialistes, fondées sur le désespoir de la solitude, ou au-delà de la clôture égotique du romantisme ?

 

 

 

 

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